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Sur le lac de Côme, cinq villas se réservent avant la saison

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Sur les rives de Côme, cinq villas rares se réservent déjà, à deux pas du mythe Clooney.

Sur le lac de Côme, cinq villas se réservent avant la saison

Le matin, sur le lac de Côme, la brume se retire lentement des collines et découvre des façades ocre, des balustrades de pierre, des jardins qui descendent en escalier jusqu'à l'eau noire. C'est cette image que l'on garde en tête quand on pense à Laglio, à Moltrasio, à ces villages où George Clooney a choisi de poser ses valises depuis plus de vingt ans, transformant sans le vouloir un bout de rive lombarde en synonyme mondial d'élégance discrète. Autour de sa propriété, le marché immobilier n'a jamais complètement démordu de cette aura, et chaque saison, quelques villas Belle Époque ou néoclassiques réapparaissent à la location, avec cette rareté qui fait tout leur prix : on ne les trouve jamais deux fois au même endroit.

Anticiper l'envie d'Italie avant qu'elle ne devienne collective, voilà l'exercice. Le lac de Côme a ceci de particulier qu'il concentre en quelques kilomètres de rive une densité d'architecture rare, héritée des grandes familles milanaises qui, au tournant du XIXe et du XXe siècle, y construisaient leurs résidences d'été comme on écrit une déclaration d'amour au paysage. Colonnes, loggias ouvertes sur l'eau, fresques intérieures parfois patinées par le temps, jardins dessinés pour accueillir la lumière rasante du soir : ces villas ne se contentent pas d'un décor, elles racontent une manière de vivre où le luxe se mesure à la qualité du silence et à l'épaisseur des cyprès.

Les cinq propriétés sélectionnées cette saison partagent ce vocabulaire commun sans jamais se ressembler tout à fait. Certaines misent sur la sobriété néoclassique, façades blanches, symétrie parfaite, un ponton privé qui s'avance dans l'eau comme une invitation. D'autres, plus flamboyantes, conservent les stucs et les glycines centenaires de l'époque Belle Époque, quand le lac attirait déjà une aristocratie internationale en quête de fraîcheur et de discrétion. Le point commun, c'est la proximité géographique avec la résidence de l'acteur américain, un détail qui n'a rien d'anecdotique pour qui rêve de croiser, au détour d'une balade en bateau, la silhouette familière d'un voisin devenu presque un mythe local.

Louer l'une de ces villas, c'est aussi accepter un rituel précis : les meilleures adresses partent des mois à l'avance, souvent réservées par une clientèle internationale qui connaît la valeur du calendrier italien mieux que quiconque. Le mois de juin, avant la cohue de l'été, reste la fenêtre la plus convoitée, quand les jardins sont encore verts et que le lac n'a pas encore cette agitation de yachts qui caractérise juillet. Réserver dès l'automne, c'est s'assurer une place dans ce théâtre où chaque villa joue midi et soir la même scène : celle d'une Italie qui n'a jamais eu besoin de crier pour se faire désirer.

Il suffit parfois d'une photo, une terrasse en pierre couverte de bougainvilliers, pour comprendre pourquoi certains ne repartent jamais tout à fait du lac de Côme.

Photo : Caroline Roose / Unsplash

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